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CLIENT : TOTAL / OBJECTIF : ACCOMPAGNER 2 EQUIPES A L'INTERNATIONAL ET A DISTANCE

2 équipes dispatchées worldwide

C’est le livre blanc sur Comment hacker la relation grand compte start up ? co écrit avec Gem Alumni qui nous a permis de rencontrer Claire Le Louët , à la tête de l’innovation au sein de Total Marketing services et en charge du pôle accélération business dans l’innovation.

Au sein de Total, Claire a pour mission de faire travailler les collaborateurs en mode start up en les accompagnant sur la méthodologies des start-up lean et de design-thinking.   

Nous avons accompagné deux équipes (d’une dizaine de personnes chacune) dans le développement de leur idée d’innovation.

Ces équipes aux membres dispatché worldwide étaient impliquées dans un programme de talents (leadership et RH) et dans ce cadre, elles devaient développer un projet.

Du challenge de l'idée à l'exercice de pitcher

YA+K les a accompagné pendant 4 mois à distance (pitch final mis à part) à fréquence d’une heure de téléphone par semaine.

Le premier projet qui a émergé est celui du microdon. Lorsque tu vas à la pompe à essence et que tu te sers en essence automatiquement, tu as la possibilité de faire un don, qui sera reversé à une association locale.

Le 2nd projet était de transformer Total en unique fournisseur d’énergie. Avec la baisse du prix du pétrole, il est important de diversifier et aller vers de nouvelles solutions alternatives. Au delà de l’énergie automobile, Total devient fournisseur pour la maison et un seul compte réunit les dépenses énergétiques. Un prototype a été conçu et le chantier est colossal comparativement à une application de don.

YA+K a accompagné ces 2 projets depuis le challenge de l’idée jusqu’au pitch final.
A l’issue de ces 4 mois, ils ont eu le go du Jury pour poursuivre leurs projets respectifs.

Cet accompagnement  a été cadencé par 8 étapes clés :

  1. Définir les règles du jeu en équipe
  2. A partir de leur idée, quel marché souhaite t-il viser ? Il est essentiel de passer par cette phase d’exploration des solutions existantes pour capter l’opportunité business.
  3. Ces deux idées répondent-elles à un réel besoin existant ? Pansent-elles un point de douleur chez les potentiels utilisateurs? Voilà l’objectif de cette étape.
  4. Une idée répond avant tout un problème. Tout l’enjeu est de se poser la bonne question et d’établir la bonne problématique.
  5. Une fois l’idée maniée et remaniée, nous nous attardons sur la proposition de valeur. Quelle promesse souhaite t-on faire à notre utilisateur ?
  6. A partir de là, un modèle économique est envisagé.
  7. La phase de prototypage a été enclenchée afin de collecter les retours des potentiels utilisateurs quant à son usage et la création de valeur créée.
  8. Le pitch a été une étape-clé pour convaincre le Comex du potentiel des 2 projets.

Spécificités de l’accompagnement à distance

L’accompagnement n’a pas été aisé. Les membres étaient dispatchés dans le monde entier et pour la plupart ne s’étaient jamais rencontrés !

Nous avons instauré un rendez-vous hebdomadaire malgré la distance et le décalage horaire. Ils avaient lieu à 13h afin d’être au croisement de tous les fuseaux horaires.

Insuffler l’esprit entrepreneurial à distance était un beau pari que nous avons relevé par la routine hebdomadaire des appels, la diversité des formats de rendez-vous (webinar, skype, guide, présentations diverses) et notre approche décalée (par le jeu).

Rétrospectivement, cette transmission a été permise à 2 conditions : une cohérence dans les supports et un accompagnement dans la durée par les mêmes coachs.

Si c’était à refaire, que ferait-on différemment ? Selon Laura, cofondatrice de YA+K, nos échanges téléphoniques hebdomadaires avaient plus des allures de répartition des tâches qu’un réel échange. Un kick-off en présentiel dès le début de l’aventure aurait permis de faire “sauter” plus rapidement tout ce jeu de politesse dans lequel personne n’ose challenger les interventions des uns et des autres. Une première journée tous ensemble avec des ateliers de confiance, d’écoute, d’empathie, qui aurait permis selon nous de créer un climat familier et plus enclin au challenge.  

Pour quels bénéfices ?

Selon Claire, “les participants ont adoré l’aventure”.  Plus spécifiquement, ils ont adoré l’originalité de la démarche. Ils ont eu une autre vision du travail collaboratif, ont appris à travailler autrement.  Ils ont découvert la force d’un leadership différent ou la hiérarchie entre les membres des équipes a été abolie.

Ces 2 projets d’innovation portés à l’international “nous a permis d’ouvrir nos chakras sur les codes locaux”. Les micro dons en Afrique et en Asie ne sont pas les mêmes parce que la perception est différente. Un effort de personnalisation doit être fait parce que l’acte de don est perçu différemment.

Un beau succès pour Laura a été de transmettre à l’équipe en charge du développement d’une application qui centralise les compte énergétiques l’un des fondamentaux du design thinking : observer avant de créer. Au départ, cela a été difficile de leur faire prendre conscience de la nécessité d’aller sur le terrain. Pour l’équipe, il s’agissait davantage de créer un nouveau besoin plutôt que de répondre à un besoin existant.

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